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Budget 2027 : 4 milliards d'euros pour la mission Agriculture et Alimentation

Samedi 10 octobre 2026 · 4 sources · 5 min de lecture

Un tracteur devant un hangar agricole (illustration)
Un tracteur devant un hangar agricole (illustration)© JLPC · CC BY-SA 3.0

4 Md€

mission Agriculture et Alimentation

40 %

suramortissement sur trois ans

~600 M€

exonération emploi saisonnier

CE QUI S'EST PASSÉ

Début octobre 2026, le gouvernement a présenté le projet de loi de finances pour 2027. Le ministère de l'Agriculture indique que la mission « Agriculture et alimentation » est dotée de 4 milliards d'euros, soit 6 milliards avec l'enseignement agricole et supérieur. En y ajoutant 9,4 milliards d'euros de PAC et 9 milliards d'euros de dispositifs sociaux et fiscaux, il évoque près de 25 milliards d'euros pour l'agriculture et l'alimentation. Le texte prévoit un suramortissement fiscal de 40 % sur trois ans pour les bâtiments et installations, et un nouveau fonds d'amorçage pour la souveraineté alimentaire. Le fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) gagne 100 millions d'euros pour atteindre 156 millions, selon le ministère et l'AFP ; le crédit d'impôt bio et le crédit d'impôt HVE sont maintenus. Le plan d'urgence sécheresse de plus d'un milliard d'euros est distinct de ce budget. Selon l'AFP, le gouvernement prévient que, sans adoption du texte par l'Assemblée nationale, certaines mesures de soutien ne pourront pas être mises en œuvre.

L'ÉCLAIRAGE

Que recouvrent « 4 » et « 25 » milliards d'euros ?

Les 4 milliards d'euros sont les crédits de la mission budgétaire « Agriculture et alimentation », inscrits au budget de l'État. Les 25 milliards d'euros sont un total plus large, calculé par le ministère : il y ajoute les aides de la PAC, financées par l'Union européenne, et les allègements de cotisations et d'impôts. Ce ne sont donc pas des chiffres comparables. Le suramortissement n'est pas une dépense : c'est un avantage fiscal qui permet de déduire de ses bénéfices plus que le prix d'un investissement. Le ministère le présente comme un soutien aux bâtiments et installations, qui doit servir la souveraineté alimentaire. Les crédits d'impôt bio et HVE, déjà existants, sont reconduits.

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Pour les exploitations, le principal ajout est fiscal : le suramortissement concerne les investissements en bâtiments et installations, et les crédits d'impôt bio et HVE restent en vigueur. Le soutien global dépend du vote du budget par le Parlement.

ET APRÈS ?

  1. 1

    Le texte est examiné au Parlement

  2. 2

    la ministre prépare par ailleurs un « plan de relance de l'agriculture » destiné à nourrir les débats, selon Réussir

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