1 · ÉDUCATION

Lycées : des dizaines de milliers de manifestants pour l'« acte III »

Mercredi 7 octobre 2026 · 4 sources · 16 min de lecture

Manifestation de lycéens et d'étudiants à Perpignan lors de l'« acte III » (illustration)
Manifestation de lycéens et d'étudiants à Perpignan lors de l'« acte III » (illustration)© Aurelio Cárdenas · CC BY 4.0

86 000

manifestants en province à midi

891

lycées aux cours suspendus

215

élèves blessés depuis mi-sept.

CE QUI S'EST PASSÉ

Mardi 6 octobre, pour l'« acte III » d'un mouvement parti mi-septembre de Créteil, des dizaines de milliers de lycéens, parents, enseignants et syndicalistes ont manifesté dans plusieurs villes. Selon le ministère de l'Intérieur, environ 86 000 manifestants avaient été recensés en province en milieu de journée ; le cortège parisien pouvait compter entre 20 000 et 40 000 personnes, selon l'AFP. Le ministère de l'Éducation a indiqué que 891 lycées sur 3 700 avaient vu leurs cours suspendus, totalement ou partiellement, toutes causes confondues. À l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait état de 215 élèves blessés, de 85 personnels de l'Éducation nationale blessés dont 34 proviseurs et adjoints, et de 715 policiers et gendarmes blessés depuis le début du mouvement. Dix enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN, selon l'AFP. La Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) a exprimé sa « vive inquiétude » sur le « recours disproportionné à la force » ; le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez affirme que les interventions s'effectuent dans « la plus grande proportionnalité ».

L'ÉCLAIRAGE

Comment les élus interrogent le gouvernement

Les questions au gouvernement sont une séance publique, retransmise en direct, où les députés interrogent le Premier ministre et les ministres, qui répondent sur-le-champ. La CNCDH est une institution indépendante qui conseille les pouvoirs publics sur les droits de l'homme. Les violences policières présumées relèvent de l'IGPN, la « police des polices ». Parallèlement, le ministre de l'Éducation Édouard Geffray a ouvert, depuis lundi soir, une plateforme où les élèves peuvent exprimer leurs difficultés et leurs attentes jusqu'au 23 octobre ; le Premier ministre a rappelé cinq chantiers : remplacement des enseignants, bâtiments scolaires, orientation, organisation du temps scolaire et démocratie lycéenne.

  • MI-SEPT.Début du mouvement à Créteil.
  • 5 OCT.Un lycéen de 15 ans a la main arrachée à Lens ; IGPN saisie.
  • 6 OCT.« Acte III » et questions au gouvernement à 15 heures.
  • 23 OCT.Fin de la consultation en ligne des élèves.

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Les violences et leur bilan restent contestés : le gouvernement et la gauche s'opposent sur la responsabilité des forces de l'ordre et sur l'origine des blocages.

ET APRÈS ?

  1. 1

    Poursuite des discussions dans les lycées d'ici vendredi

  2. 2

    dépôt annoncé par le groupe socialiste d'une proposition de loi sur les armes mutilantes

  3. 3

    plateforme de consultation ouverte jusqu'au 23 octobre

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