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Matignon : les partis reçus, sans mesure annoncée
Vendredi 23 octobre 2026 · 4 sources · 16 min de lecture
3 h
de réunion à Matignon
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mesure concrète rapportée
24/10
nouvelle journée de mobilisation
CE QUI S'EST PASSÉ
Jeudi 22 octobre, Sébastien Lecornu a reçu à Matignon des responsables de partis, après les violences du 17 octobre. Les ministres Laurent Nuñez (Intérieur) et Gérald Darmanin (Justice) étaient présents, avec des responsables du renseignement et des forces de l'ordre. Marine Le Pen et Jordan Bardella ne s'y sont pas rendus ; le RN était représenté par Edwige Diaz et Louis Aliot. La réunion a porté sur la doctrine de maintien de l'ordre : plusieurs participants de gauche l'ont jugée « technique » et disent n'avoir obtenu aucune réponse sur les revendications sociales des manifestants. Bruno Retailleau a regretté que l'état d'urgence n'ait pas été décrété. Aucune mesure concrète n'a été rapportée à l'issue de la rencontre ; le RN dit avoir reçu des assurances pour la sécurité de son congrès. Dans l'après-midi, Sébastien Lecornu a aussi reçu les maires de Paris, Lyon et Marseille : Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a jugé que les premières orientations pouvaient recréer un cadre de travail plus satisfaisant entre les villes et l'État, en précisant qu'il restait beaucoup de travail.
Maintien de l'ordre : de quoi parle-t-on ?
- 1Le maintien de l'ordre désigne les moyens employés par l'État pour encadrer les manifestations et limiter les violences.
- 2Ce sont les préfets qui autorisent, encadrent ou interdisent une manifestation, au regard du risque pour l'ordre public.
- 3L'état d'urgence est un régime d'exception ; le gouvernement a indiqué cette semaine s'en tenir aux mesures de droit commun.
LES POINTS DE VUE
« à aucun moment n'est rentré dans le débat précis sur les revendications des jeunes »
coordinateur · franceinfo

« De qui se moque-t-on »
secrétaire nationale · franceinfo

Il regrette de ne pas avoir obtenu « de réponses claires » sur « le fiasco sécuritaire » et dit avoir proposé des pistes de sortie de crise.
Place publique · franceinfo

Il se dit « extrêmement déçu » et juge que le gouvernement n'a pas répondu aux urgences sociales, dont le coût de la vie.
candidat à la présidentielle · Public Sénat

Il critique le refus de recourir à l'état d'urgence et juge « cocasse » la présence d'élus LFI, qu'il tient pour responsables d'un climat de violence.
président des Républicains · franceinfo
Elle affirme que le gouvernement a tenté de minimiser sa responsabilité, et dit avoir reçu des garanties pour la sécurité du congrès d'Orléans. Réaction résumée sans guillemets.
présidente du groupe RN au Sénat · franceinfo
CE QUE ÇA CHANGE
Les oppositions de gauche comme de droite disent ne pas avoir obtenu de réponse sur le fond. Le gouvernement maintient l'ordre public comme priorité et s'appuie sur les arrêtés préfectoraux et les couvre-feux.
ET APRÈS ?
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Samedi 24 octobre
nouvelle journée de mobilisation
- 2
Vendredi 23 à 15 h, Emmanuel Macron reçoit à l'Élysée des lycéens et des représentants d'organisations lycéennes
