2 · ORDRE PUBLIC

24 octobre : 70 000 policiers mobilisés, des cortèges encadrés ou interdits

Samedi 24 octobre 2026 · 4 sources · 14 min de lecture

Des CRS rue Roquepine, à Paris, le 17 octobre 2026
Des CRS rue Roquepine, à Paris, le 17 octobre 2026© Jules* · CC BY-SA 4.0

70 000

policiers et gendarmes

60 000

le 17 octobre

24/10

journée de mobilisation

CE QUI S'EST PASSÉ

Vendredi 23 octobre, Laurent Nuñez a présenté le dispositif prévu pour la journée de mobilisation du samedi 24 : 70 000 policiers et gendarmes, contre 60 000 le 17 octobre, avec le Raid, le GIGN et la BRI pour protéger les bâtiments publics, une vingtaine de blindés Centaure, une quinzaine d'engins lanceurs d'eau, des hélicoptères et des drones. Le ministre cite environ 2 400 interpellations le 17 octobre et près de 500 depuis. À Paris, un seul cortège syndical est autorisé, sur un parcours modifié (Porte de Vincennes–Porte d'Italie) qui remplace celui convenu jeudi (Bastille–Nation) ; la CGT parisienne le juge « impossible à sécuriser ». À Marseille, l'intersyndicale est autorisée à titre dérogatoire ; à Lyon, les manifestations sont interdites dans une large partie du centre. Des interdictions sont aussi prises dans plusieurs autres villes, dont Nancy, Metz, Rouen et Limoges. Le couvre-feu reste en vigueur à Paris, de 23 h à 6 h, autour de la place de la République et des Halles jusqu'à lundi matin. La LDH a déposé des recours contre des arrêtés. Saisi jeudi soir d'un référé-liberté contre les déclarations d'Emmanuel Macron, le Conseil d'État n'avait pas rendu de décision que nos sources aient relevée au moment de la rédaction.

L'ÉCLAIRAGE

Arrêté, couvre-feu, recours : qui décide ?

  1. 1Un préfet peut interdire une manifestation par arrêté s'il juge le risque pour l'ordre public trop élevé ; un couvre-feu limite les déplacements à certaines heures dans un secteur.
  2. 2Une interdiction se conteste en référé devant le juge administratif, qui statue en urgence.
  3. 3Pour l'usage de la force, les LBD et les grenades de maintien de l'ordre restent possibles « dans le cadre légal », a indiqué le ministre.

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Les rassemblements du samedi se tiennent sous un dispositif renforcé, avec des cortèges syndicaux encadrés et des interdictions ailleurs.

ET APRÈS ?

  1. 1

    Samedi 24 octobre

    manifestations à Paris, Marseille, Strasbourg et ailleurs, couvre-feux dans plusieurs secteurs

  2. 2

    Le Conseil d'État doit toujours statuer sur le référé-liberté déposé jeudi

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