2 · MARCHÉS
Bourse de Paris : le CAC 40 recule de 1,11 % et les taux d'emprunt montent
Mardi 20 octobre 2026 · 3 sources · 14 min de lecture
-1,11%
CAC 40 à 7 868 points
4,95 %
OAT à 10 ans en soirée (4,78 % vendredi)
23/10
revue de la note par Moody's
CE QUI S'EST PASSÉ
Lundi 19 octobre, premier jour de cotation après les violences urbaines du samedi 17 octobre, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 1,11 %, à 7 868,05 points, selon Challenges, France Épargne et une dépêche AFP. Les banques ont été en tête des baisses, selon France Épargne, et Challenges relève que l'assurance, l'hôtellerie, la distribution et l'immobilier ont été en difficulté. Les autres Bourses européennes ont aussi reculé. Le rendement de l'OAT à dix ans, le taux auquel l'État français emprunte, est reparti à la hausse : 4,95 % vers 19 h contre 4,78 % vendredi selon France Épargne, alors que Challenges cite 4,79 % dans la séance. L'écart avec le taux allemand à dix ans se situe entre 1,20 point (Challenges) et 1,44 à 1,49 point (France Épargne). L'agence Moody's doit réexaminer vendredi 23 octobre la note de la France, déjà assortie d'une perspective négative.
Pourquoi des violences dans la rue font-elles monter le taux d'emprunt de l'État ?
Pour financer son déficit, l'État émet des OAT (obligations assimilables du Trésor) : des prêts que les investisseurs lui consentent contre un intérêt, le taux ou rendement. Quand ils jugent la situation plus risquée (budget difficile à voter, croissance faible, note de crédit menacée), ils demandent un rendement plus élevé pour continuer à prêter. L'écart avec le taux allemand, le spread, mesure cette prime de risque. Un taux plus haut renchérit chaque nouvelle dette de l'État et influence en partie les taux des crédits aux entreprises et aux ménages.
LES POINTS DE VUE
« La hausse des taux des obligations d'État conduit certains investisseurs à s'interroger sur l'intérêt de prendre des risques sur les marchés actions ».
Robeco · Challenges
« Ces violences mettent de l'huile sur le feu d'une situation déjà tendue pour la France, entre finances publiques dégradées, difficultés à adopter un budget et perspectives de croissance très faibles ».
ING · France Épargne
« Une nouvelle dégradation de la note souveraine française est à prévoir si les finances publiques ne se redressent pas ».
Pictet AM · Challenges
CE QUE ÇA CHANGE
Pour l'État, un taux d'emprunt plus élevé alourdit la charge de la dette. Pour les entreprises cotées, la baisse des cours est un fait daté, qui ne préjuge pas de leurs résultats.
ET APRÈS ?
- 1
Moody's réexamine la note de la France vendredi 23 octobre
- 2
De nombreuses entreprises publient aussi leurs résultats trimestriels cette semaine
