Samedi 17 octobre 2026 · 5 sujets · 18 min de lecture

Éclairage

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Éclairage politique, samedi 17 octobre 2026

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SAMEDI 17 OCTOBRE 2026 Éclairage
Vous avez décroché de la politique ? On reprend depuis le début.
Un sujet, son contexte, les faits et les différentes positions.
Chaque jour, un nouvel éclairage sur ce qui fait l'actualité politique.
EN 30 SECONDES
→Mobilisation du 17 octobre : environ 500 actions envisagées en France ; arrêtés d'interdiction dans plusieurs secteurs de Paris, grenades assourdissantes autorisées en cas de violences graves.
→Conseil constitutionnel : le RN et l'UDR demandent la « démission d'office » de Richard Ferrand ; le Conseil n'a pas commenté.
→Budget de la Sécu : rejeté en commission, il revient en séance le 20 octobre sur le texte initial du gouvernement.
→Départements : l'absence de Sébastien Lecornu au congrès de Reims fait réagir les élus ; rendez-vous à Matignon le 16 novembre.
→Europe : les Vingt-Sept demandent à la Commission une proposition pour un besoin de 70 Md€ de l'Ukraine en 2027.
→Monde : le pape Léon XIV, opéré le 13 octobre, voit sa santé s'améliorer de façon « constante » selon le Vatican.
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FRANCE
Des gilets jaunes assis avec des pancartes lors d'une manifestation à Saint-Étienne en 2019 (illustration)
Photo : Touam (Hervé Agnoux), CC BY-SA 4.0 · source · illustration
1 · SOCIÉTÉ
Mobilisation du 17 octobre : environ 500 actions prévues, Paris sous arrêtés
~500
actions envisagées
(entourage de Nuñez)
 
250
appels à agir selon
le ministre
 
90+
manifestations
en structuration

Ce qui s'est passé. Samedi 17 octobre, une journée de mobilisation « contre la vie chère » est prévue partout en France, à l'appel notamment de lycéens, d'étudiants et de groupes de gilets jaunes. Vendredi 16 octobre, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a dit sur France 2 s'attendre à « une mobilisation assez importante », avec environ 250 appels à des actions sur la voie publique et environ 80 cortèges ; son entourage a indiqué à l'AFP qu'environ 500 actions étaient « envisagées » et plus de 90 manifestations « en cours de structuration ». À Paris, le préfet de police Patrice Faure a pris des arrêtés interdisant de manifester samedi dans plusieurs secteurs, dont les Champs-Élysées et les abords de l'Élysée et de Matignon ; le parcours des cortèges restait en discussion avec les organisateurs (de la Bastille à la place de Clichy proposé dans la journée selon Le Figaro, de la place de la République à la place de Clichy fixé en soirée selon actu.fr). Laurent Nuñez a précisé que « tous les types d'armes intermédiaires pourront être utilisés », dont les grenades assourdissantes, suspendues après qu'un lycéen a eu la main arrachée à Lens, en cas de « violences urbaines extrêmement graves ». Emmanuel Macron a appelé « au calme et au respect » depuis Bruxelles, et le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise.

L'ÉCLAIRAGE
Parcours imposé, interdiction partielle, « armes intermédiaires »
1.Les organisateurs, appelés déclarants, déclarent la manifestation à la préfecture et proposent un parcours ; la préfecture de police a dit avoir dialogué avec l'ensemble d'entre eux.
2.Selon la préfecture, l'arrêté d'interdiction partiel « n'interdit pas la manifestation mais fixe un itinéraire » ; les contrevenants risquent une amende de 135 €.
3.Les armes intermédiaires désignent ici les grenades (dont les assourdissantes), les lanceurs de balles de défense (LBD) et les pistolets à impulsion électrique.
QUI DIT QUOI
RN Jordan Bardella président du parti
« La mobilisation sociale est un prétexte demain. »
Il évoque des « groupuscules d'extrême gauche » qui viendraient « derrière Jean-Luc Mélenchon ».
Source : LCP →
LFI Mathilde Panot cheffe de file des députés
« Nous serons aux côtés de celles et ceux qui manifestent, lycéens comme gilets jaunes »
Jean-Luc Mélenchon a recommandé aux lycéens et étudiants des « stratégies non-violentes » (propos résumés).
Source : LCP →
PCF Fabien Roussel candidat à la présidentielle
Il a appelé à la convergence des luttes (propos résumés).
Source : LCP →
ÉCOLOGISTES Marine Tondelier candidate à la présidentielle
Elle défilera dans les rues de la capitale (propos résumés).
Source : LCP →
GOUVERNEMENT Emmanuel Macron président de la République
« Il y a un droit constitutionnel à manifester, mais ce qui va avec ce droit, c'est le respect, le respect des personnes et le respect des biens »
Source : LCP →
GOUVERNEMENT Laurent Nuñez ministre de l'Intérieur
« Dans un contexte extrêmement dégradé, tous les types d'armes intermédiaires pourront être utilisés »
Il avait aussi dit : « On sera extrêmement vigilant et réactif. »
Source : Midi Libre →
PS, LR, Renaissance : pas de prise de parole relevée dans les sources consultées
CE QUE ÇA CHANGE
Samedi, les arrêtés s'appliquent dans les secteurs concernés de Paris ; les forces de l'ordre peuvent recourir aux armes intermédiaires en cas de violences graves, selon le ministre.

ET APRÈS ?
Les estimations de participation varient : de 20 000 à 40 000 personnes à Paris et de 50 000 à 100 000 ailleurs selon BFMTV, 40 000 à Paris et 150 000 ailleurs selon Libération. Selon LCP, la CFDT et FO se réservent pour une mobilisation du public et du privé prévue le 5 novembre.
L'entrée du Conseil constitutionnel, au Palais-Royal à Paris
Photo : Mu (Wikimedia Commons), CC BY-SA 3.0 · source
2 · INSTITUTIONS
Conseil constitutionnel : le RN et l'UDR réclament la démission de Ferrand
16/10
requête RN-UDR
déposée
 
11
article de la
Constitution visé
 
89
article cité par
R. Ferrand

Ce qui s'est passé. Vendredi 16 octobre, les parlementaires du Rassemblement national et de l'UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander que soit constatée la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand, selon l'AFP, LCP et franceinfo. Leur requête est adressée au doyen d'âge du Conseil, l'ancien Premier ministre Alain Juppé, selon l'AFP. Ils reprochent à Richard Ferrand d'avoir dit, dans un podcast du Club des juristes réalisé avec BFMTV : « Aujourd'hui, vouloir réformer la Constitution par l'article 11, ça n'existe pas ». Ces propos visent une proposition de Marine Le Pen : réviser la Constitution par référendum, sans passer par le Parlement. Les requérants estiment qu'il a ainsi pris une « position publique » sur une question qui pourrait être soumise au Conseil, ce que le règlement de l'institution interdit à ses membres. Selon LCP, seuls les membres du Conseil peuvent déclencher cette procédure, et des juristes contestent la recevabilité de la requête ; selon Public Sénat, d'autres constitutionnalistes estiment qu'il a pris parti sur une question non tranchée depuis plus de soixante ans. Le Conseil constitutionnel n'a fait aucun commentaire, selon franceinfo.

L'ÉCLAIRAGE
Article 11 ou article 89 : deux façons de changer la Constitution
1.L'article 11 permet un référendum direct, sans vote préalable du Parlement. Le général de Gaulle y a eu recours en 1962 pour l'élection du président de la République ; la plupart des juristes en contestent la légalité pour réviser la Constitution, selon Public Sénat.
2.L'article 89 est la voie qui passe par le Parlement. Richard Ferrand a dit que c'était celle-là, selon LCP.
3.Selon LCP, l'ordonnance de 1958 et un décret de 1959 prévoient que les membres du Conseil peuvent décider, au scrutin secret, si l'un des leurs a manqué à ses obligations, et constater le cas échéant sa démission d'office.
QUI DIT QUOI
RN Marine Le Pen candidate à la présidentielle
« Il a rompu avec l'obligation qui est la sienne de neutralité »
Jordan Bardella a déclaré que Richard Ferrand « a piétiné l'Etat de droit » (franceinfo).
Source : franceinfo →
CONSEIL CONSTITUTIONNEL Alain Juppé doyen d'âge, dans Le Monde
« parfaitement dans son rôle quand il explique comment il faut lire et comprendre la Constitution »
Il a défendu Richard Ferrand, selon l'AFP (propos cités en partie).
Source : Boursorama, avec AFP →
CONSTITUTIONNALISTE Dominique Rousseau professeur émérite de droit public
« Ce que les parlementaires du RN et de l'UDR mettent en cause, ce n'est pas le président du Conseil constitutionnel, mais le Conseil constitutionnel lui-même. »
Source : LCP →
LFI, PS, LR, Écologistes, Renaissance, Gouvernement : pas de prise de parole relevée dans les sources consultées
CE QUE ÇA CHANGE
Le Conseil n'a pas indiqué s'il jugeait la requête recevable ; selon LCP, seuls ses membres peuvent déclencher la procédure.

ET APRÈS ?
Le Conseil constitutionnel n'avait fait aucun commentaire vendredi. Les requérants soutiennent que la procédure doit être ouverte à toute personne pouvant saisir le Conseil ; des juristes cités par LCP et Public Sénat estiment le contraire.
L'entrée du Palais Bourbon, siège de l'Assemblée nationale (illustration)
Photo : Moonik, CC BY-SA 3.0 · source · illustration
3 · ARGENT PUBLIC
Budget de la Sécu 2027 : les députés rejettent le texte en commission
12,7
Md€ de déficit visé
(21,8 en 2026)
 
21,4
Md€ de déficit après
la commission
 
20/10
début de l'examen
en séance

Ce qui s'est passé. Vendredi 16 octobre, la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a rejeté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, après l'avoir examiné du 12 au 16 octobre. Ce rejet n'a pas de conséquence juridique : selon la procédure, le texte sera débattu dans l'hémicycle, dans sa version initiale, à partir du mardi 20 octobre. Le gouvernement vise un déficit de la Sécurité sociale de 12,7 milliards d'euros en 2027, contre 21,8 milliards en 2026, avec un effort de près de 10 milliards d'euros ; sans mesures, le déficit serait de 22,6 milliards selon l'exécutif. En commission, les députés ont notamment supprimé la limitation de l'indexation des pensions, qui ne prévoyait de revaloriser sur l'inflation que les pensions jusqu'à 1 260 € (environ 4 milliards d'euros d'économies si les autres étaient gelées), avec des amendements portés par des groupes allant du RN à LFI. Le rapporteur général Thibault Bazin (Droite républicaine) a indiqué que, « à titre pédagogique », les modifications de la commission équivaudraient à un déficit de 21,39 milliards d'euros en 2027.

L'ÉCLAIRAGE
Pourquoi un rejet en commission ne bloque rien
Un texte budgétaire rejeté en commission n'est pas écarté : la version initiale du gouvernement arrive quand même dans l'hémicycle, où chaque mesure peut être rediscutée. Selon Capital, tout ce que la commission a voté, supprimé ou ajouté, devra l'être de nouveau en séance. Le PLFSS fixe les recettes et les dépenses de la Sécurité sociale ; son objectif de dépenses d'assurance maladie (Ondam) n'augmenterait que de 2 % en 2027, contre environ 3 % en 2025 et 2026, selon BFMTV.
QUI DIT QUOI
GOUVERNEMENT Gouvernement position rapportée
Il s'est dit ouvert à une revalorisation partielle de certaines pensions, notamment entre 1 260 € et 2 000 € (propos résumés).
Source : LCP →
DROITE RÉPUBLICAINE Thibault Bazin rapporteur général du budget de la Sécurité sociale
« Il y a de très nombreux articles qui ont été supprimés »
Il a indiqué que la commission avait « tiré à blanc » en n'adoptant pas le texte.
Source : LCP →
RN, LFI, PS, Écologistes, Renaissance, UDR : pas de prise de parole relevée dans les sources consultées
CE QUE ÇA CHANGE
À ce stade, rien n'est modifié : le débat repart du texte du gouvernement, et la limitation de l'indexation des pensions sera rediscutée en séance.

ET APRÈS ?
Début de l'examen dans l'hémicycle de l'Assemblée le mardi 20 octobre, sur le texte initial du gouvernement.
L'hôtel de ville de Reims, ville du congrès des départements (illustration)
Photo : DXR, CC BY-SA 3.0 · source · illustration
4 · COLLECTIVITÉS
Départements : l'absence de Lecornu au congrès de Reims fait réagir les élus
≥1,2
Md€ de mesures visant
les départements
 
5,4
Md€ de coupes pour
les collectivités
 
16/11
rendez-vous
à Matignon

Ce qui s'est passé. Vendredi 16 octobre à Reims, lors des 95es Assises des Départements de France, le Premier ministre Sébastien Lecornu, traditionnellement présent, était absent : il avait annulé sa venue la veille au soir, invoquant dans une lettre le « contexte national et international […] marqué par une succession de crises », selon Public Sénat. Il a invité les départements à Matignon le 16 novembre. Le président de Départements de France, François Sauvadet (UDI), a dit que cette lettre allait « exacerber les tensions » ; une grande partie des élus ont quitté la salle au moment du discours de la ministre de la Décentralisation, Françoise Gatel, selon l'AFP et Public Sénat. Les départements contestent les mesures du projet de loi de finances 2027 : plus de 1,2 milliard d'euros de mesures les concernant sur 5,4 milliards d'euros de coupes dans le budget des collectivités selon l'AFP, 1,8 milliard d'euros de prélèvement selon Public Sénat. Françoise Gatel a défendu le Premier ministre en le décrivant comme « le capitaine d'un bateau profondément secoué ».

L'ÉCLAIRAGE
Pourquoi les départements s'inquiètent-ils pour leurs finances ?
Selon l'AFP, les départements sont « coincés entre la baisse de recette des transactions immobilières et l'explosion des aides sociales ». Selon Public Sénat, François Sauvadet demande que l'État finance davantage les allocations individuelles de solidarité (handicap, RSA, allocation personnalisée d'autonomie) et critique la baisse du fonds de sauvegarde destiné à 57 départements en difficulté, ramené de 600 à 100 millions d'euros. L'an dernier, Sébastien Lecornu était venu au congrès annoncer un fonds de sauvegarde de 600 millions d'euros, selon l'AFP.
QUI DIT QUOI
PS Jean-Luc Gleize président de la Gironde
« Que nous vaut le dédaigneux mépris du gouvernement ? »
Source : Boursorama, avec AFP →
GOUVERNEMENT Françoise Gatel ministre de la Décentralisation
« Il est le capitaine d'un bateau profondément secoué »
Elle a dit : « Je ne peux pas laisser dire que le Premier ministre n'aurait pas osé venir aujourd'hui ».
Source : Boursorama, avec AFP →
LR Nicolas Lacroix représentant des départements de droite et du centre
« On n'est jamais trahi que par ses amis »
Source : Boursorama, avec AFP →
RN, LFI, Écologistes, Renaissance : pas de prise de parole relevée dans les sources consultées
CE QUE ÇA CHANGE
Le dialogue entre l'exécutif et les départements est reporté au 16 novembre, à Matignon, alors que le budget 2027 est examiné par le Parlement.

ET APRÈS ?
Rendez-vous à Matignon le 16 novembre ; selon Public Sénat, François Sauvadet a annoncé qu'il écrirait lui aussi au Premier ministre.
EUROPE
Le bâtiment Europa à Bruxelles, où se réunit le Conseil européen
Photo : Fred Romero, CC BY 2.0 · source
5 · UKRAINE ET BUDGET
Sommet européen : les Vingt-Sept doivent trouver 70 Md€ pour l'Ukraine
70
Md€ de besoins
supplémentaires
 
45
Md€ déjà prévus
en 2027
 
90
Md€ de prêt
2026-2027

Ce qui s'est passé. Vendredi 16 octobre, à l'issue du sommet européen de Bruxelles, le président du Conseil européen António Costa a indiqué que les dirigeants avaient demandé à la Commission de présenter « une proposition » pour combler « les besoins additionnels de l'Ukraine pour 2027 », selon Agence Europe. La présidente de la Commission Ursula von der Leyen a parlé d'un « trou budgétaire de 70 milliards d'euros qui doit être couvert » ; le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait demandé « au moins 70 milliards d'euros de plus ». Ce montant s'ajouterait aux 45 milliards d'euros déjà prévus en 2027 dans le prêt de 90 milliards d'euros de l'UE pour 2026 et 2027, selon Agence Europe (la lecture des chiffres diffère selon les médias). Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé que ce prêt « ne suffira pas ». Ursula von der Leyen a aussi évoqué la préparation d'un vingt-deuxième paquet de sanctions contre la Russie.

L'ÉCLAIRAGE
Un prêt de 90 milliards, déjà en partie versé
Le prêt de l'UE à l'Ukraine, de 90 milliards d'euros pour 2026 et 2027, est financé par de la dette levée en commun, selon Le Monde Moderne. Selon Agence Europe, il reste 17 milliards d'euros à verser pour 2026 si les autorités ukrainiennes accomplissent les réformes demandées ; Le Monde Moderne indique que la Commission comptait encore 25,24 milliards d'euros à verser d'ici la fin de l'année au 14 octobre (chiffres divergents).
QUI DIT QUOI
CONSEIL EUROPÉEN António Costa président du Conseil européen
« Ce n'est pas le moment de retirer notre soutien à l'Ukraine ni d'affaiblir les sanctions visant la Russie. »
Source : Agence Europe →
COMMISSION EUROPÉENNE Ursula von der Leyen présidente de la Commission
« il apparaît clairement que nous avons un trou budgétaire de 70 milliards d'euros qui doit être couvert »
Source : Agence Europe →
GOUVERNEMENT Emmanuel Macron président de la République
« Le rôle des Européens est de tenir les lignes »
Source : Agence Europe →
Les formations politiques françaises : pas de prise de parole relevée dans les sources consultées
CE QUE ÇA CHANGE
Aucune décision de financement n'est prise : les dirigeants ont demandé une proposition à la Commission.

ET APRÈS ?
Selon Agence Europe, Friedrich Merz s'attend à aborder de nouveau la question en novembre et en décembre.
MONDE
Le pape Léon XIV en papamobile lors de sa messe d'inauguration, en 2025 (archives)
Photo : U.S. Department of State, domaine public · source · illustration
1 · VATICAN
Pape Léon XIV : sa santé en « amélioration constante » après l'opération
71 ans
âge du pape
 
13/10
date de
l'opération
 
16/10
premières photos
publiées

Ce qui s'est passé. Vendredi 16 octobre, les derniers examens médicaux du pape Léon XIV, âgé de 71 ans, « ont confirmé l'amélioration constante de son état général », ont indiqué ses médecins, trois jours après qu'il a été opéré d'un nodule cancéreux au poumon, selon l'Associated Press. Le Vatican a publié les premières photos du pape depuis l'opération du mardi 13 octobre : il célèbre une messe à l'hôpital Gemelli de Rome, selon l'AFP. Le service de presse du Saint-Siège a précisé que le pape célébrerait bien la prière dominicale de l'Angélus, sans indiquer si ce serait depuis l'hôpital ou depuis le Vatican.

L'ÉCLAIRAGE
Ce que l'on sait, et ce que l'on ne sait pas encore
Les sources consultées s'appuient sur les communiqués du Vatican et de ses médecins : nodule cancéreux retiré au poumon le 13 octobre, convalescence à l'hôpital Gemelli, amélioration « constante ». Les sources consultées ne détaillent pas la durée de l'hospitalisation ni le calendrier du pape.
QUI DIT QUOI
VATICAN Service de presse du Saint-Siège source citée par l'AFP
« Le moral est bon, cela est évident, et le rétablissement aussi, parce que le pape a déjà pu célébrer la messe »
Source : actu.fr, avec AFP →
CE QUE ÇA CHANGE
Le pape poursuit sa convalescence ; sa présence à l'Angélus est annoncée, sans précision de lieu.

ET APRÈS ?
L'Angélus a lieu le dimanche ; le service de presse du Vatican n'a pas précisé s'il sera célébré depuis l'hôpital ou depuis le Vatican.
EN BREF
Donations familiales : l'Assemblée a adopté, vendredi 16 octobre, un amendement du groupe UDR qui relève de 50 000 à 100 000 euros le plafond temporaire d'exonération des donations en 2027 ; la gauche a dénoncé une volonté de rétablir des privilèges, selon LCP. Source unique : LCP
Médicaments à l'unité : la commission des affaires sociales a adopté, jeudi 15 octobre, un amendement au PLFSS 2027 prévoyant que le pharmacien délivre le nombre exact d'unités prescrites, pour une liste de médicaments fixée par décret ; il sera de nouveau débattu en séance. Source unique : LCP
À VENIR
17
OCT.
Mobilisation nationale : manifestations et blocages dans toute la France ; interdictions de manifester dans plusieurs secteurs de Paris (préfecture de police, LCP).
20
OCT.
Assemblée : début de l'examen du PLFSS 2027 dans l'hémicycle, sur le texte initial du gouvernement (LCP).
5
NOV.
Mobilisation du public et du privé prévue, à laquelle la CFDT et FO se réservent (LCP).
16
NOV.
Matignon : rencontre prévue entre le Premier ministre et les départements (Public Sénat).
BAROMÈTRE PRÉSIDENTIELLE
Le podium des sondages
Intentions de vote au premier tour, moyenne des sondages sur 30 jours. Une photographie, pas une prédiction ; un écart de moins de 2 points n'est pas significatif.
Jean-Luc Mélenchon
LFI
16,8 %
2e
= stable
Marine Le Pen
RN
35,4 %
1er
▲ 1,7 pt
Édouard Philippe
Horizons
15,6 %
3e
▼ 1,3 pt
TROIS MESURES, CÔTE À CÔTE
PERSONNALITÉSONDAGESPARISATTENTION
Marine Le Pen
RN
35,4 %
▲ 1,7 pt
46 %
▲ 5 pts
4e
Jean-Luc Mélenchon
LFI
16,8 %
= stable
12 %
▼ 1,0 pt
1er
Édouard Philippe
Horizons
15,6 %
▼ 1,3 pt
18 %
▼ 5 pts
8e
Raphaël Glucksmann
Place publique
11,1 %
▼ 0,5 pt
3 %
▲ 2 pts
2e
Gabriel Attal
Renaissance
9,7 %
▼ 1,0 pt
2 %
= stable
7e
Bruno Retailleau
LR
7,9 %
= stable
< 1 %
= stable
9e
François Hollande
PS
6,6 %
▼ 1,6 pt
2 %
▼ 1,3 pt
10e
Éric Zemmour
Reconquête
4,4 %
▲ 0,9 pt
< 1 %
= stable
6e
Marine Tondelier
Écologistes
3,3 %
= stable
< 1 %
11e
Fabien Roussel
PCF
2,3 %
= stable
< 1 %
14e
David Lisnard
Nouvelle Énergie
n.t.
12 %
▼ 1,0 pt
3e
Sarah Knafo
Reconquête
n.t.
< 1 %
= stable
5e
Dominique de Villepin
La France humaniste
n.t.
< 1 %
▼ 0,6 pt
13e
François Ruffin
Debout !
n.t.
< 1 %
12e
Xavier Bertrand
LR
n.t.
< 1 %
15e
Paris : probabilité de victoire sur Polymarket. Attention : rang dans le bruit en ligne sur 7 jours (pas un soutien). n.t. : non testé, les instituts ne proposent pas ce nom dans leurs hypothèses de 1er tour ; ces personnalités sont classées en bas, selon les paris · n.m. : non mesuré · écarts depuis le relevé précédent
Méthode, sources et fiches des candidats →
VRAI OU FAUX ?
Rejeté en commission le 16 octobre, le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027 sera tout de même débattu dans l'hémicycle de l'Assemblée à partir du 20 octobre.
Réponse : Vrai. selon LCP, ce rejet n'a pas de conséquence réelle, car la procédure budgétaire prévoit que le texte initial du gouvernement soit débattu en séance à partir du mardi 20 octobre.
LE LEXIQUE DU JOUR
Démission d'office
Procédure par laquelle le Conseil constitutionnel peut constater qu'un de ses membres doit quitter ses fonctions, notamment s'il a manqué à ses obligations.
Article 11
Article de la Constitution qui permet d'organiser un référendum directement, sans passer par un vote du Parlement.
Armes intermédiaires
Équipements de maintien de l'ordre moins létaux que les armes à feu : grenades, lanceurs de balles de défense (LBD), pistolets à impulsion électrique.
Ondam
Objectif national de dépenses d'assurance maladie, voté chaque année dans le budget de la Sécurité sociale.
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Notre méthode : chaque fait est confirmé par au moins 3 sources, dont une officielle ou d'agence. Les citations entre guillemets ont été vérifiées mot pour mot dans le texte des articles cités. L'ordre des partis change chaque jour.
Paroles rapportées : Gouvernement 5 · Autres 4 · RN 2 · LR 2 · LFI 1 · PCF 1 · Écologistes 1 · Centristes 1 · PS 1
L'ordre des partis change chaque jour · Photos Wikimedia Commons.
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