Lundi 19 octobre 2026 · 6 sujets · 19 min de lecture

Éclairage

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Éclairage politique, lundi 19 octobre 2026

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LUNDI 19 OCTOBRE 2026 Éclairage
Vous avez décroché de la politique ? On reprend depuis le début.
Un sujet, son contexte, les faits et les différentes positions.
Chaque jour, un nouvel éclairage sur ce qui fait l'actualité politique.
EN 30 SECONDES
→Allocution de Macron : pas d'état d'urgence ; les préfets décideront, avec les maires, des mesures pour protéger villes et commerces.
→Bilans du 17 octobre : plus de 2 000 interpellations selon le ministre de l'Intérieur ; des appels à la démission de Laurent Nuñez venus de la gauche et du RN.
→Parlement : commission d'enquête et débat demandés au Sénat ; Yaël Braun-Pivet réunit mardi les présidents de groupe à l'Assemblée.
→Conseil constitutionnel : le RN et l'UDR demandent la « démission d'office » de Richard Ferrand ; le Conseil n'a pas commenté.
→Europe : le budget 2028-2034 de l'UE divise les Vingt-Sept ; un sommet extraordinaire est prévu le 26 novembre.
→Monde : après les tensions entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, l'UE réaffirme son soutien à l'Ukraine.
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FRANCE
L'entrée du palais de l'Élysée, d'où le président s'est exprimé (illustration)
Photo : Gzen92, CC BY-SA 4.0 · source · illustration
1 · ÉTAT
Allocution de Macron : pas d'état d'urgence, les préfets décideront
8 min
d'allocution
(8 min 40)
 
20 h
dimanche
18 octobre

Ce qui s'est passé. Dimanche 18 octobre à 20 heures, au lendemain des violences en marge de la mobilisation du 17 octobre, Emmanuel Macron s'est adressé aux Français depuis l'Élysée, après avoir réuni le Premier ministre et les ministres concernés. Il a attribué les violences à « des factieux issus de groupuscules d'ultragauche, rejoints par de nombreux délinquants » et a apporté le « soutien de la nation » aux forces de l'ordre, aux maires et aux commerçants. Il n'a pas annoncé d'état d'urgence : les préfets prendront les décisions, en lien avec les maires, et pourront aller jusqu'à interdire certains rassemblements. Sébastien Lecornu présidera lundi une cellule de crise pour mobiliser des aides aux commerçants et artisans touchés. Le chef de l'État a demandé au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, de « tirer toutes les leçons » en matière de renseignement et d'anticipation, et a dit comprendre l'« angoisse » des lycéens et des étudiants ; le Premier ministre réunira dans les prochains jours partis, syndicats et représentants des lycéens et des étudiants.

L'ÉCLAIRAGE
État d'urgence ou droit commun ?
Selon Public Sénat, l'état d'urgence élargit les pouvoirs de police administrative et permet notamment d'imposer des restrictions de circulation. Le droit commun permet déjà aux autorités d'interdire des manifestations qui menacent l'ordre public, rappelle le constitutionnaliste Benjamin Morel, pour qui l'outil relèverait davantage de « la communication » que de la nécessité. Emmanuel Macron avait lui-même écarté ce dispositif après la mort de Nahel, en 2023.
QUI DIT QUOI
GOUVERNEMENT Emmanuel Macron président de la République
« Rien ne le justifie. Rien ne l'explique. Rien ne l'excuse. »
Il dit vouloir « tirer toutes les leçons » et promet que « toute la transparence sera faite » sur la journée du 17 octobre.
Source : franceinfo, avec AFP →
LR Bruno Retailleau candidat à la présidentielle
Avant l'allocution, il demandait l'état d'urgence « sans délai » et un couvre-feu.
Source : Public Sénat →
HORIZONS Édouard Philippe candidat à la présidentielle
« Il faut des décisions. S'il se borne à du commentaire, ce serait dangereux. »
Propos tenus sur BFMTV avant l'allocution.
Source : Public Sénat →
LFI Jean-Luc Mélenchon candidat à la présidentielle
Avant l'allocution, il prédisait sur LCI que le président parlerait « pour nous occuper ».
Source : Public Sénat →
Propos de Retailleau résumés sans guillemets, hors mot cité ; citations d'Emmanuel Macron et d'Édouard Philippe mot pour mot.
CE QUE ÇA CHANGE
Le Premier ministre réunit les commerçants et les aides, puis les partis, syndicats et représentants des lycéens et des étudiants. Les préfets peuvent décider d'interdire des rassemblements localement.

ET APRÈS ?
Les personnes interpellées sont présumées innocentes tant qu'elles n'ont pas été jugées. Les mesures préfectorales et leur fondement juridique restent à préciser.
Le cortège parisien du 17 octobre 2026, devant la gare de l'Est (illustration)
Photo : FreCha, CC BY-SA 4.0 · source · illustration
2 · SÉCURITÉ
17 octobre : bilans en hausse, appels à la démission de Laurent Nuñez
2 000+
interpellations
selon le ministre
 
997
policiers et gendarmes
blessés (ministère)
 
1 500
commerçants touchés
selon la FCD

Ce qui s'est passé. Les bilans du 17 octobre ont été revus à la hausse. Samedi soir, Sébastien Lecornu faisait état de 1 200 interpellations et de 150 policiers et gendarmes blessés. Dimanche, Laurent Nuñez a annoncé plus de 2 000 interpellations dans toute la France et plus de 900 policiers, gendarmes et pompiers blessés ; un bilan du ministère de l'Intérieur dimanche soir compte 997 policiers et gendarmes blessés, dont sept grièvement. La Fédération du commerce et de la distribution estime que 1 500 commerçants ont été touchés directement, pour une facture de « plusieurs centaines de millions d'euros ». Des tensions se sont poursuivies dimanche soir autour de la place de la République à Paris, où au moins un commerce a été pillé, et à Lyon, où des jeunes ont tenté de briser une vitrine. Marine Tondelier, des élus de La France insoumise et des élus du Rassemblement national réclament la démission du ministre ; Laurent Nuñez a défendu dimanche matin l'action des forces de l'ordre.

L'ÉCLAIRAGE
Pourquoi les chiffres changent
Les bilans diffèrent selon le moment et les personnes comptées : 150 policiers et gendarmes blessés samedi soir selon le Premier ministre, plus de 900 policiers, gendarmes et pompiers dimanche selon le ministre, 997 policiers et gendarmes selon le bilan du ministère dimanche soir. Les sources consultées ne détaillent pas l'écart ; ces chiffres restent provisoires. Sur les appels à la démission, LCP distingue deux critiques : à gauche, un dispositif jugé inadapté et des violences contre des manifestants pacifiques ; au RN, une incapacité à faire face aux débordements.
QUI DIT QUOI
ÉCOLOGISTES Marine Tondelier secrétaire nationale
« Il n'y a pas d'autre issue à cette journée du 17 octobre que sa démission »
Elle vise Laurent Nuñez et l'accuse d'avoir sous-estimé l'ampleur de la mobilisation.
Source : LCP →
RN Laurent Jacobelli porte-parole
« il est tout à fait incompétent pour gérer le chaos »
Propos tenus sur franceinfo à propos de Laurent Nuñez.
Source : franceinfo, avec AFP →
RN Jordan Bardella président du RN
« Lamentable allocution d'Emmanuel Macron »
Réaction à l'allocution présidentielle de dimanche soir.
Source : franceinfo, avec AFP →
LFI Manuel Bompard coordinateur national
« Il a parlé pour ne rien dire »
Il estime que le chef de l'État « n'annonce strictement rien » pour répondre aux revendications du mouvement social.
Source : franceinfo, avec AFP →
CGT Sophie Binet secrétaire générale
« n'a rien compris à ce qui se passe dans le pays »
Elle regrette l'absence d'annonce concrète sur la mobilisation des jeunes, la vie chère et les services publics.
Source : franceinfo, avec AFP →
GOUVERNEMENT Laurent Nuñez ministre de l'Intérieur
Il a défendu dimanche matin l'action des forces de l'ordre, selon LCP.
Source : LCP →
Citations mot pour mot ; propos de Manuel Bompard et de Sophie Binet en partie résumés sans guillemets, position de Laurent Nuñez résumée.
CE QUE ÇA CHANGE
La question de la responsabilité politique et de l'anticipation est portée devant le Parlement (sujet 3), tandis que les commerçants attendent les aides annoncées.

ET APRÈS ?
Les enquêtes judiciaires sur les violences et les pillages sont en cours ; les interpellés restent présumés innocents tant qu'ils n'ont pas été jugés. Le ministre doit répondre à la demande de « réponses claires » formulée par le président.
L'hémicycle du Sénat, au palais du Luxembourg (illustration)
Photo : Tangopaso, domaine public · source · illustration
3 · PARLEMENT
Violences du 17 octobre : le Parlement envisage une commission d'enquête
50-1
débat demandé
au Sénat
 
mardi
présidents de groupe
à l'Assemblée
 
6 mois
durée maximale d'une
commission d'enquête

Ce qui s'est passé. Au Sénat, le groupe socialiste de Patrick Kanner a demandé une déclaration du gouvernement suivie d'un débat sur le fondement de l'article 50-1 de la Constitution, ainsi que la prolongation de la mission d'information sur le maintien de l'ordre, voire sa transformation en commission d'enquête. Les Écologistes veulent demander « immédiatement » une commission d'enquête sénatoriale. À droite, la sénatrice LR Catherine Dumas n'écarte pas cette piste, tandis que le président du Sénat Gérard Larcher réclame des réponses sur les « défaillances » ; le RN, par Edwige Diaz, juge qu'elle n'est pas nécessaire. À l'Assemblée nationale, la présidente Yaël Braun-Pivet va proposer une commission d'enquête et réunira mardi matin les présidents de groupe, selon son entourage. Les conclusions de la mission du Sénat sur l'avenir du maintien de l'ordre sont attendues lundi, selon Public Sénat.

L'ÉCLAIRAGE
Commission d'enquête ou débat 50-1 ?
Selon le Sénat, une commission d'enquête sert à recueillir des informations et à contrôler l'action du Gouvernement, grâce à des pouvoirs d'investigation spécifiques ; elle est temporaire et prend fin une fois le rapport déposé, dans un délai maximum de six mois. Chaque groupe politique peut en obtenir une, ou une mission d'information, une fois par année parlementaire. L'article 50-1 de la Constitution, lui, permet au Gouvernement de faire une déclaration devant une assemblée, suivie d'un débat et éventuellement d'un vote.
QUI DIT QUOI
PS Patrick Kanner président du groupe socialiste au Sénat
« Je n'excuse rien et je condamne ces violences, mais on a un pays qui va très mal, et l'exécutif n'a plus de boussole. »
Il demande un débat au titre de l'article 50-1 et que les responsables du maintien de l'ordre soient auditionnés.
Source : Public Sénat →
ÉCOLOGISTES Guy Benarroche sénateur des Bouches-du-Rhône
Son groupe souhaite demander « immédiatement » une commission d'enquête sénatoriale, notamment sur le déploiement des forces de l'ordre.
Source : Public Sénat →
LR Catherine Dumas sénatrice de Paris
« Pourquoi pas une commission d'enquête, et en tout cas une parole forte »
Elle estime que « s'exprimer lors des questions d'actualité au gouvernement ne suffira pas ».
Source : Public Sénat →
RN Edwige Diaz présidente du groupe RN au Sénat
« On n'a pas besoin d'une commission d'enquête, on sait pourquoi on est là. »
Elle juge la demande des Écologistes inutile et rejette le projet de loi « casseurs-payeurs ».
Source : Public Sénat →
SÉNAT Gérard Larcher président du Sénat
« Nous avons vécu le chaos »
Message publié sur X, cité par Public Sénat ; il réclame des réponses sur les défaillances qui ont conduit à ces violences.
Source : Public Sénat →
Citations mot pour mot ; propos de Guy Benarroche résumés, hors mot cité.
CE QUE ÇA CHANGE
Le Parlement pourrait ouvrir une enquête sur l'anticipation et la conduite du maintien de l'ordre le 17 octobre, avec des auditions des responsables.

ET APRÈS ?
Mardi 20 octobre, Yaël Braun-Pivet réunit les présidents de groupe de l'Assemblée sur une éventuelle commission d'enquête. Les demandes de débat et de commission d'enquête restent à examiner.
L'original de la Constitution du 4 octobre 1958, avec ses signatures et son sceau (illustration)
Photo : Tangopaso, domaine public · source · illustration
4 · INSTITUTIONS
Conseil constitutionnel : le RN et l'UDR visent Richard Ferrand
9/10
podcast de Richard
Ferrand diffusé
 
16/10
saisine déposée
par le RN et l'UDR

Ce qui s'est passé. Dans un podcast du Club des juristes, réalisé avec BFMTV et diffusé le 9 octobre, Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel depuis mars 2025, a estimé que l'on ne pouvait pas réformer la Constitution par l'article 11, comme le propose Marine Le Pen par référendum. Vendredi 16 octobre, les parlementaires du Rassemblement national et de l'UDR ont saisi le Conseil pour lui demander de « constater la démission d'office » de son président, en invoquant le principe d'impartialité ; ils s'adressent à son doyen d'âge, Alain Juppé. Le Conseil confirme avoir reçu la saisine, sans autre commentaire, et ne s'est pas prononcé sur sa recevabilité. Les juristes interrogés divergent : franceinfo les décrit sceptiques sur le fondement de la démarche, tandis que Public Sénat rapporte que certains estiment que Richard Ferrand a pris parti sur une question non tranchée, et d'autres que la démarche vise à déstabiliser l'institution.

L'ÉCLAIRAGE
Article 11 ou article 89 : deux routes pour réformer la Constitution
1.Marine Le Pen veut soumettre sa réforme de la Constitution à un référendum fondé sur l'article 11, sans passer par le Parlement, qui pourrait bloquer le projet (franceinfo).
2.Richard Ferrand répond que l'article 89 est la voie de révision de la Constitution, ce que ses prédécesseurs ont affirmé selon lui (Public Sénat).
3.L'article 11 a déjà été utilisé par le général de Gaulle, mais la plupart des juristes en contestent la légalité (Public Sénat).
QUI DIT QUOI
RN Marine Le Pen candidate à la présidentielle
« Il a rompu avec l'obligation qui est la sienne de neutralité »
Elle reproche au président du Conseil constitutionnel de s'être prononcé sur une affaire qui n'a pas encore été soumise au Conseil.
Source : Public Sénat →
RN Jordan Bardella président du RN
« a piétiné l'Etat de droit »
Il estime que Richard Ferrand « a discrédité par ses propos l'institution qu'il est censé représenter » et « doit partir ».
Source : franceinfo →
CONSEIL CONSTITUTIONNEL Richard Ferrand président
« N'est pas de Gaulle qui veut »
Propos tenus dans le podcast du 9 octobre, où il affirme aussi que « l'article 89 est la seule voie pour réformer la Constitution ».
Source : Public Sénat →
UDR Parlementaires de l'UDR parti d'Éric Ciotti
Ils cosignent la saisine avec les parlementaires du RN et estiment que Richard Ferrand a « préjugé publiquement d'une question de droit non encore tranchée ».
Source : franceinfo →
Citations mot pour mot ; position de l'UDR résumée, hors passage cité.
CE QUE ÇA CHANGE
La saisine pose la question de la réserve que doit respecter le président du Conseil constitutionnel en période pré-électorale, et celle de la procédure applicable.

ET APRÈS ?
Le Conseil n'a pas indiqué la suite qu'il donnerait à la saisine ; plusieurs juristes jugent la démarche juridiquement fragile.
EUROPE
Le Berlaymont, siège de la Commission européenne à Bruxelles (illustration)
Photo : Cbliu, CC BY-SA 4.0 · source · illustration
5 · BUDGET
Budget de l'UE 2028-2034 : le montant divise les Vingt-Sept
1 825
milliards d'euros
proposés (Conseil)
 
-141
milliards d'euros
vs projet Commission
 
26/11
sommet extra-
ordinaire prévu

Ce qui s'est passé. Réunis à Bruxelles les 15 et 16 octobre, les dirigeants des Vingt-Sept ont débattu du budget pluriannuel 2028-2034 sans lever leurs divergences. La présidence irlandaise du Conseil a proposé le 10 octobre de le ramener à 1 825 milliards d'euros, soit 141 milliards de moins que le projet de la Commission, que franceinfo chiffre à « plus de 1 800 milliards ». Le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre suédois Ulf Kristersson jugent le montant trop élevé, tandis qu'Emmanuel Macron plaide pour préserver la politique agricole commune et financer la défense, et propose des ressources propres, comme une taxe sur les géants du numérique ou sur les jeux en ligne. Le président du Conseil européen António Costa a été chargé de poursuivre les consultations ; les dirigeants sont convoqués à un sommet extraordinaire le 26 novembre, selon Euronews. L'objectif est de conclure avant la fin de 2026.

L'ÉCLAIRAGE
Pourquoi un accord est si long à trouver
Le cadre financier pluriannuel est fixé par un règlement du Conseil adopté à l'unanimité, après approbation du Parlement européen, pour au moins cinq ans ; la Commission a présenté sa proposition le 16 juillet 2025, selon l'Observatoire législatif du Parlement européen. Le cadre actuel couvre 2021 à 2027. Comme le texte exige l'unanimité, chaque État membre peut le bloquer.
QUI DIT QUOI
ALLEMAGNE Friedrich Merz chancelier
« On doit réduire significativement le budget proposé par la Commission »
Propos rapportés par franceinfo.
Source : franceinfo →
SUÈDE Ulf Kristersson Premier ministre
« C'est bien trop cher, bien trop élevé. C'est totalement inacceptable »
Propos rapportés par franceinfo.
Source : franceinfo →
GOUVERNEMENT Emmanuel Macron président de la République
Il plaide pour des investissements dans l'agriculture, la défense et l'économie, financés par des ressources propres de l'Union plutôt que par une hausse des contributions nationales.
Source : franceinfo →
Citations mot pour mot ; position d'Emmanuel Macron résumée sans guillemets.
CE QUE ÇA CHANGE
Le montant du budget conditionne les financements européens versés à partir de janvier 2028, dont la politique agricole commune, ainsi que la contribution française, estimée à 30,9 milliards d'euros pour 2027 selon Toute l'Europe.

ET APRÈS ?
Antonio Costa doit présenter dans les semaines à venir une nouvelle proposition de compromis, selon Euronews ; le sommet extraordinaire est prévu le 26 novembre.
MONDE
Volodymyr Zelensky saluant le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski (illustration)
Photo : Konrad Laskowski / MSZ, CC BY 3.0 pl · source · illustration
6 · UKRAINE
Ukraine : l'UE réaffirme son soutien après la dispute Trump-Zelensky
70 Md€
demandés en plus
par Zelensky
 
15/10
reprise des frappes
sur des raffineries

Ce qui s'est passé. Jeudi 15 octobre, Volodymyr Zelensky a annoncé la reprise des frappes ukrainiennes contre des raffineries russes, après plusieurs jours de pause demandés par Washington ; Donald Trump a répondu : « Je pense que c'est une honte », selon Toute l'Europe. Vendredi 16 octobre à Bruxelles, le président ukrainien a demandé aux Européens au moins 70 milliards d'euros supplémentaires pour sa défense, et Emmanuel Macron a assuré : « Nous ne lâcherons pas l'Ukraine ». Dimanche 18 octobre, Volodymyr Zelensky s'est entretenu avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, a-t-il dit, et s'est déclaré reconnaissant que les États-Unis aient repris le partage de renseignements ; Donald Trump a écrit que Volodymyr Zelensky « ne veut pas mettre fin à cette guerre ». Information du 18 octobre d'une seule source (franceinfo, avec AFP), à confirmer.

L'ÉCLAIRAGE
Pourquoi le partage de renseignements compte
Selon Toute l'Europe et Euronews, Kiev accuse Washington d'avoir suspendu le partage de renseignements et perturbé l'accès à Starlink alors que les attaques russes s'intensifiaient ; les perturbations avaient été présentées comme un problème technique. Selon franceinfo, la reprise du partage de renseignements intervient après une interruption qui avait rendu l'Ukraine vulnérable aux tirs de missiles balistiques russes.
QUI DIT QUOI
UKRAINE Volodymyr Zelensky président ukrainien
« il est évident qu'il existe de nombreux enjeux pour nous tous et que l'on doit mettre fin à cette guerre »
Propos tenus après son entretien avec les émissaires américains, rapportés par franceinfo avec l'AFP.
Source : franceinfo, avec AFP →
ÉTATS-UNIS Donald Trump président américain
« Il ne veut pas mettre fin à cette guerre et n'a probablement jamais voulu »
Message publié sur Truth Social à propos de Volodymyr Zelensky ; il écrit aussi vouloir que la guerre prenne fin.
Source : franceinfo, avec AFP →
GOUVERNEMENT Emmanuel Macron président de la République
« Nous ne lâcherons pas l'Ukraine »
Propos tenus à l'issue du Conseil européen, le 16 octobre.
Source : franceinfo →
Citations mot pour mot ; traduction du message de Donald Trump par franceinfo.
CE QUE ÇA CHANGE
L'appui américain, notamment en renseignement et en défense antiaérienne, reste au centre des échanges entre Kiev et Washington.

ET APRÈS ?
Volodymyr Zelensky dit avoir discuté de la livraison de systèmes Patriot ; les élections américaines de mi-mandat ont lieu le 3 novembre.
EN BREF
Mer Noire : la Roumanie a annoncé samedi 17 octobre avoir abattu deux drones au-dessus de la mer Noire ; l'Otan tient mardi à Bruxelles une réunion spéciale consacrée à la défense et à la dissuasion en mer Noire. Source unique : franceinfo, avec AFP
Départements : réunis en congrès vendredi 16 octobre, les présidents de départements ont vécu comme « un mépris » l'absence de Sébastien Lecornu ; ils sont invités à Matignon mi-novembre et dénoncent plus de 1,2 milliard d'euros de mesures budgétaires les concernant. Source unique : franceinfo, avec AFP
À VENIR
19
OCT.
Matignon : cellule de crise présidée par Sébastien Lecornu pour les commerçants et artisans touchés ; conclusions attendues de la mission du Sénat sur le maintien de l'ordre (franceinfo, Public Sénat).
20
OCT.
Assemblée : début de l'examen du PLFSS 2027 dans l'hémicycle, réunion des présidents de groupe sur une commission d'enquête (LCP, franceinfo) ; Otan : réunion spéciale sur la mer Noire.
27
OCT.
Sénat : début de l'examen du projet de loi « casseurs-payeurs » (LCP, Sénat).
3
NOV.
États-Unis : élections de mi-mandat (franceinfo).
16
NOV.
Matignon : rencontre avec les présidents de départements, annoncée après leur congrès (franceinfo).
26
NOV.
Union européenne : sommet extraordinaire consacré au budget 2028-2034 (Euronews).
BAROMÈTRE PRÉSIDENTIELLE
Le podium des sondages
Intentions de vote au premier tour, moyenne des sondages sur 30 jours. Une photographie, pas une prédiction ; un écart de moins de 2 points n'est pas significatif.
Jean-Luc Mélenchon
LFI
16,7 %
2e
= stable
Marine Le Pen
RN
35,0 %
1er
▲ 1,6 pt
Édouard Philippe
Horizons
15,5 %
3e
▼ 1,5 pt
TROIS MESURES, CÔTE À CÔTE
PERSONNALITÉSONDAGESPARISATTENTION
Marine Le Pen
RN
35,0 %
▲ 1,6 pt
48 %
▲ 8 pts
5e
Jean-Luc Mélenchon
LFI
16,7 %
= stable
10 %
▼ 1,0 pt
1er
Édouard Philippe
Horizons
15,5 %
▼ 1,5 pt
20 %
▼ 3 pts
8e
Raphaël Glucksmann
Place publique
12,0 %
= stable
4 %
▲ 2 pts
3e
Gabriel Attal
Renaissance
10,1 %
▼ 0,5 pt
1 %
▼ 0,9 pt
7e
Bruno Retailleau
LR
8,2 %
= stable
< 1 %
= stable
9e
François Hollande
PS
7,1 %
▼ 1,2 pt
2 %
▼ 1,8 pt
11e
Éric Zemmour
Reconquête
4,2 %
▲ 0,7 pt
< 1 %
= stable
6e
Marine Tondelier
Écologistes
3,4 %
= stable
< 1 %
10e
Fabien Roussel
PCF
2,2 %
= stable
< 1 %
14e
David Lisnard
Nouvelle Énergie
n.t.
12 %
▼ 2 pts
4e
Sarah Knafo
Reconquête
n.t.
< 1 %
= stable
2e
Dominique de Villepin
La France humaniste
n.t.
< 1 %
= stable
13e
François Ruffin
Debout !
n.t.
< 1 %
12e
Xavier Bertrand
LR
n.t.
< 1 %
15e
Paris : probabilité de victoire sur Polymarket. Attention : rang dans le bruit en ligne sur 7 jours (pas un soutien). n.t. : non testé, les instituts ne proposent pas ce nom dans leurs hypothèses de 1er tour ; ces personnalités sont classées en bas, selon les paris · n.m. : non mesuré · écarts depuis le relevé précédent
Méthode, sources et fiches des candidats →
VRAI OU FAUX ?
Une commission d'enquête du Sénat doit déposer son rapport dans un délai maximum de six mois.
Réponse : Vrai. Selon le Sénat, les commissions d'enquête sont temporaires et prennent fin une fois le rapport déposé, dans un délai maximum de six mois.
LE LEXIQUE DU JOUR
Commission d'enquête
Instance temporaire d'une assemblée, dotée de pouvoirs d'investigation, qui contrôle l'action du Gouvernement et rend son rapport dans un délai maximum de six mois.
Article 50-1
Article de la Constitution qui permet au Gouvernement de faire une déclaration devant une assemblée, suivie d'un débat et éventuellement d'un vote.
Démission d'office
Fin de fonctions constatée sans que la personne concernée ait elle-même démissionné ; le RN et l'UDR la demandent pour Richard Ferrand.
Cadre financier pluriannuel
Plafonds de dépenses de l'Union européenne fixés pour au moins cinq ans, par un règlement du Conseil adopté à l'unanimité après approbation du Parlement européen.
ÉCLAIRAGE · Comprendre avant de se faire une opinion.
Une newsletter politique accessible pour comprendre l'actualité, les institutions, les idées et les grands débats, même quand on part de zéro.

Notre méthode : chaque fait est confirmé par au moins 3 sources, dont une officielle ou d'agence. Les citations entre guillemets ont été vérifiées mot pour mot dans le texte des articles cités. L'ordre des partis change chaque jour.
Correctif : les bilans de l'édition du 18 octobre (environ 400 interpellations, près de 60 blessés parmi les forces de l'ordre) étaient provisoires ; les chiffres actualisés figurent au sujet 2.
Paroles rapportées : RN 5 · Gouvernement 4 · LR 2 · LFI 2 · Écologistes 2 · Horizons 1 · CGT 1 · PS 1 · Sénat 1 · Conseil constitutionnel 1 · UDR 1 · Allemagne 1 · Suède 1 · Ukraine 1 · États-Unis 1
L'ordre des partis change chaque jour · Photos Wikimedia Commons.
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