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Graisse brune : moins de maladies associées, losartan testé chez la souris

Samedi 17 octobre 2026 · 3 sources · 11 min de lecture

Schéma d'une cellule de graisse brune (illustration)
Schéma d'une cellule de graisse brune (illustration)© Scientific Animations · CC BY-SA 4.0

101 k

patients analysés (101 243), un centre

8 700

patients avec graisse brune quantifiée par IA (environ)

Souris

losartan : dépense d'énergie accrue, poids stable

CE QUI S'EST PASSÉ

Publiée en ligne le 14 octobre 2026 dans Nature, une étude menée par l'équipe de Nicolás Gómez-Banoy (Rockefeller University et Memorial Sloan Kettering Cancer Center) a analysé les données de 101 243 patients d'un grand centre de cancérologie, dont des examens TEP-scanner réalisés entre 2009 et 2024. Les chercheurs ont constaté que, tous diagnostics confondus, les maladies cardiovasculaires et psychiatriques étaient moins fréquentes chez les personnes ayant de la graisse brune détectable. Un système d'apprentissage automatique a ensuite mesuré l'activité de cette graisse chez environ 8 700 patients : une activité plus élevée, surtout au niveau de l'aisselle, va avec moins de maladies cardiométaboliques et une répartition plus saine de la graisse blanche. Les patients sous antagonistes des récepteurs de l'angiotensine, une classe d'antihypertenseurs, avaient plus souvent de la graisse brune. Testé ensuite, le losartan de cette classe a augmenté l'activité de cellules de graisse brune en culture et la dépense d'énergie de souris, sans perte de poids mesurable. Ce médicament n'a pas été testé pour cet usage chez l'humain.

L'ÉCLAIRAGE

Une association n'est pas une cause

La graisse brune brûle de l'énergie pour produire de la chaleur, à la différence de la graisse blanche qui la stocke. Ici, les chercheurs ont comparé des dossiers existants : ils montrent que la graisse brune et certaines maladies sont moins souvent présentes ensemble, sans prouver que l'une protège de l'autre. News-Medical rapporte aussi des limites : un seul centre de cancérologie, des examens faits sans exposition préalable au froid, et la consommation de glucose comme mesure indirecte de l'activité. Le résultat sur le losartan vient de cellules et de souris : un résultat chez la souris n'est pas un résultat chez l'humain. Cette étude ne justifie ni de commencer ni de changer un traitement antihypertenseur ; toute décision se prend avec un professionnel de santé. Les sources consultées ne précisent pas le financeur de l'étude.

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Rien de concret pour les patients à ce stade : il s'agit d'une piste de recherche pour mieux repérer la graisse brune et, peut-être un jour, l'activer par un médicament déjà connu.

ET APRÈS ?

  1. 1

    Un essai chez l'humain serait nécessaire pour savoir si le losartan active la graisse brune et si cela a un effet sur la santé

  2. 2

    aucun n'est mentionné dans les sources consultées

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