Lundi 26 octobre 2026
L'édition politique, à écouter.
Léa et Paul reprennent les sujets du jour, sans prérequis. Le texte n'utilise que les faits vérifiés et sourcés des éditions écrites.
Éclairage politique, lundi 26 octobre 2026
DANS CET ÉPISODE
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Léa : Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le lundi vingt-six octobre. Léa.
Paul : Et Paul. Aujourd'hui, trois sujets France : le meeting de Marine Le Pen, le budget de la Sécu, et la loi casseurs-payeurs.
Léa : On commence par Orléans. Huit mille cinq cents militants, une grande salle, et la candidate du Rassemblement national qui lance sa campagne.
Paul : Oui. C'était dimanche, son premier grand meeting. Le thème central : la « renaissance » de la France, sans « rupture brutale ».
Léa : Et il y a eu une annonce sur le futur gouvernement.
Paul : Marine Le Pen a redit que Jordan Bardella serait son Premier ministre si elle gagne. Elle souhaite un gouvernement d'union nationale, ouvert et pluraliste.
Léa : Autrement dit, un gouvernement qui ne serait pas composé que de gens du RN.
Paul : C'est ce qu'elle décrit, oui. Et c'est là qu'Éric Ciotti entre en scène. Il préside l'UDR, un parti allié du RN, et il a introduit le meeting.
Léa : Son message ?
Paul : Il s'est adressé à ses anciens amis des Républicains. Il leur a dit : « revenez à la maison ». Un appel public aux élus de droite.
Léa : Bon, mais concrètement, qui nomme le Premier ministre ?
Paul : Bonne question. D'après l'article huit de la Constitution, c'est le président de la République. Donc ce qu'on a entendu dimanche est une intention. Elle ne vaut qu'en cas d'élection.
Léa : Rendez-vous le dix-huit avril deux mille vingt-sept pour le premier tour. Retenons : une candidate, un futur Premier ministre annoncé, et un appel à la droite.
Paul : Et trois mille policiers et gendarmes déployés autour de la ville pendant le week-end.
Léa : Changement de décor : le Parlement. Vendredi, à l'Assemblée, le budget de la Sécurité sociale pour deux mille vingt-sept a été rejeté.
Paul : Précisément, la partie recettes. Cent quinze voix contre, une seule pour.
Léa : Cent quinze contre une ? Même le centre n'a pas voté pour ?
Paul : Les groupes du bloc central se sont abstenus : Ensemble pour la République, Les Démocrates et Horizons. Tous les autres groupes ont voté contre.
Léa : Et que se passe-t-il quand les recettes sont rejetées ?
Paul : Un budget de la Sécu s'examine dans un ordre fixe. Les recettes d'abord, les dépenses ensuite. Sans recettes votées, les députés ne peuvent pas débattre des dépenses.
Léa : Donc la partie dépenses n'a jamais été examinée.
Paul : Exactement. Le texte part au Sénat, dans la version initiale du gouvernement. Les sénateurs commencent le neuf novembre.
Léa : Et les chiffres ?
Paul : Le gouvernement vise un déficit de douze virgule sept milliards d'euros pour la Sécu en deux mille vingt-sept, contre vingt et un virgule huit en deux mille vingt-six. La version modifiée par les députés, elle, montait à vingt-quatre milliards.
Léa : Attends, presque le double de l'objectif ?
Paul : C'est ce que rapporte LCP, oui. Et le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pourrait à terme tenter le quarante-neuf trois.
Léa : Le quarante-neuf trois, autrement dit : un texte adopté sans vote, sauf motion de censure.
Paul : Voilà. À retenir : recettes rejetées, dépenses non examinées, et le Sénat prend la main le neuf novembre.
Léa : Dernier sujet France : après les violences du dix-sept octobre, le projet de loi casseurs-payeurs arrive au Sénat ce mardi.
Paul : Son nom officiel est plus long : réparation des dommages résultant de violences ou de dégradations commises dans l'espace public. Il a été présenté en Conseil des ministres le seize septembre.
Léa : Quel est le principe ?
Paul : Une personne qui a participé sciemment à un groupement où des violences, des vols ou des dégradations ont été commis peut être tenue de réparer les dommages. Solidairement, dans la limite de dix mille euros.
Léa : Solidairement, ça veut dire quoi ?
Paul : Que chacun peut être tenu de payer l'ensemble de la réparation. Et attention, c'est de la responsabilité civile : on parle de dommages et intérêts, pas d'une peine.
Léa : Et la commission des lois du Sénat a durci le texte.
Paul : Mercredi dernier, oui. Le RSA pourrait être saisi, avec un reste à vivre possible. Le recours aux drones en manifestation serait simplifié. Et une interdiction du territoire pourrait viser des étrangers condamnés pour certaines infractions.
Léa : Comment réagit-on ?
Paul : Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, dit que le gouvernement soutiendra la plupart de ces amendements. À gauche, Mathilde Panot, présidente du groupe des députés LFI, dénonce « une arme de répression massive contre toutes les mobilisations ».
Léa : Et la suite ?
Paul : Examen en séance mardi, puis passage à l'Assemblée nationale avant la fin février deux mille vingt-sept. Procédure accélérée : une seule lecture par chambre.
Léa : Voilà pour l'essentiel. Toutes les sources sont dans la newsletter et sur eclairagemedia.com.
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