SAMEDI 24 OCTOBRE 2026
SANTÉ
La médecine avance vite. On vous explique ce qui change vraiment.
Une étude, une technique, un traitement : le contexte, les résultats et ce qu'ils prouvent ou non.
Chaque jour, un nouvel éclairage sur la recherche médicale et chirurgicale.
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EN 30 SECONDES
| → | Hépatite B : la FDA approuve le bépirovirsen, avec une guérison fonctionnelle chez 19 % des patients contre 0 % sous placebo. |
| → | Grossesse : phtalates et bisphénols sont associés à un QI plus bas à 3 ans, mais une étude d'observation ne prouve pas la cause. |
| → | Chirurgie abdominale : viser l'index cardiaque de repos de chaque patient ne réduit pas les complications dans l'essai PELICAN. |
| → | Virus Shamonda : premier cas humain documenté, à Lyon, sans risque identifié pour la population générale. |
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Particules du virus de l'hépatite B vues au microscope électronique (illustration). Photo : Centers for Disease Control and Prevention, domaine public, page de la photo
1 · TRAITEMENT · HÉPATITE B
Hépatite B : la FDA approuve le bépirovirsen, un premier traitement antisens
19 % guérison fonctionnelle (contre 0 % placebo) | | 26 % si antigène HBs ≤ 1 000 UI/mL | | 24 sem. d'injections sous-cutanées |
Ce qui s'est passé. Le 20 octobre 2026, la FDA américaine a approuvé le bépirovirsen (nom commercial Hibsago, laboratoire GSK) pour des adultes atteints d'hépatite B chronique sans cirrhose, déjà traités par antiviral depuis au moins 6 mois, dont le virus est contrôlé et dont l'antigène HBs ne dépasse pas 3 000 UI/mL. Il s'ajoute au traitement antiviral et s'administre par injection sous la peau pendant 24 semaines. L'approbation repose sur deux essais de phase 3, B-Well 1 et B-Well 2, publiés dans le New England Journal of Medicine le 28 mai 2026 : 1 220 patients ont reçu le bépirovirsen et 614 un placebo. La guérison fonctionnelle (virus indétectable et antigène HBs disparu au moins 24 semaines après l'arrêt de tous les traitements) concerne 19 % des patients sous bépirovirsen (233 sur 1 220) contre 0 % sous placebo, et 26 % (200 sur 768) quand l'antigène HBs initial est à 1 000 UI/mL ou moins. Les événements indésirables de grade 3 ou plus touchent 16 % des patients traités contre 3 % sous placebo, avec surtout une hausse des transaminases (enzymes du foie). L'étiquette comporte un avertissement encadré pour des atteintes graves du foie et une baisse des plaquettes.
NIVEAU DE PREUVE Essais randomisés de phase 3, contre placebo, en double aveugle 1 834 participants (B-Well 1 et 2) NEJM, 28/05/2026 Relu par des pairs Financeur : GSK
L'ÉCLAIRAGE
L'hépatite B chronique. Un virus infecte durablement le foie. Les antiviraux actuels le gardent sous contrôle, souvent à vie, mais font rarement disparaître l'antigène HBs, la protéine du virus que l'on cherche dans le sang. Un médicament « antisens ». Il s'agit d'un court fragment de matériel génétique conçu pour se fixer sur les messages que le virus utilise pour fabriquer ses protéines, afin de les neutraliser. « Guérison fonctionnelle » n'est pas éradication. Le virus reste contrôlé sans traitement, mais il peut subsister dans les cellules du foie, et la durée de ce résultat n'est pas démontrée. Dans l'essai, la majorité des patients n'ont pas atteint ce stade.
CE QU'EN DISENT
AUTORITÉ DE SANTÉ Wendy Carter FDA, directrice par intérim du bureau des maladies infectieusesElle explique que, pour beaucoup de personnes, traiter l'hépatite B chronique signifie prendre un antiviral pendant des années, et que ce médicament offre une nouvelle approche de traitement (propos traduits et résumés). Source : HCPLive → EXPERT INDÉPENDANT Mark Makhinson pharmacien, Mount Sinai Health System, non impliqué dans les essaisIl estime que les patients ayant une faible charge virale seront ceux qui en bénéficieront le plus (propos traduits et résumés). Source : AJMC → Associations de patients : pas de réaction relevée à ce stade. Industrie : GSK est le laboratoire promoteur, avec Ionis (partenaire de développement). Conflits d'intérêts des auteurs : non précisés dans les sources consultées.
CE QUE ÇA CHANGE Aux États-Unis, une option de plus pour une partie des patients : ceux sans cirrhose, déjà sous antiviral et à faible antigène HBs. Elle suppose des prises de sang régulières et un test compagnon pour sélectionner les patients. Cette approbation ne vaut pas autorisation en France. Le choix d'un traitement relève du médecin hépatologue.
ET APRÈS ? Les sources consultées ne donnent ni prix ni date d'arrivée en Europe. L'Agence européenne des médicaments devra examiner le dossier, puis la HAS évaluer le médicament avant tout remboursement en France.
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Une femme enceinte tient un vêtement de bébé (illustration). Photo : Petr Kratochvil, CC0, page de la photo
2 · ÉTUDE · ENVIRONNEMENT
Grossesse : phtalates et bisphénols associés à un QI plus bas à 3 ans
380 mères et enfants suivis | | 26 phtalates et phénols mesurés | | −2,86 points de QI par niveau d'exposition |
Ce qui s'est passé. Le 20 octobre 2026, une équipe de l'Inserm, du CNRS, de l'université Grenoble-Alpes, du CHU de Grenoble et de l'université de Grenade a publié dans Environmental Health Perspectives une étude issue de la cohorte Sepages : 380 femmes enceintes et leurs enfants. L'exposition a été mesurée sur des urines recueillies à plusieurs moments de la grossesse, pour 26 phtalates et phénols, dont des bisphénols et des parabènes. Les chercheurs ont retenu six substances jugées prioritaires, car des travaux antérieurs les liaient à des effets sur le développement cognitif : le bisphénol A, le bisphénol S et quatre phtalates (DEHP, DEP, DnBP, DiBP). L'exposition au mélange de ces six substances au troisième trimestre est associée à un QI plus bas à l'âge de 3 ans, évalué par un neuropsychologue avec un test standardisé : en moyenne 2,86 points de moins à chaque niveau d'exposition supplémentaire au mélange. Quatre des six substances, prises une à une, sont aussi associées à des scores plus bas. Les sources consultées ne donnent pas d'intervalle de confiance.
NIVEAU DE PREUVE Étude de cohorte observationnelle (Sepages) 380 mères et enfants Environmental Health Perspectives, 20/10/2026 Relu par des pairs
L'ÉCLAIRAGE
Les phtalates et les bisphénols. Ce sont des substances utilisées pour assouplir ou fabriquer des plastiques, présentes dans de nombreux objets du quotidien. Plusieurs sont des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire qu'elles peuvent interférer avec les hormones. Ce que l'étude montre. Une association statistique : les enfants dont la mère était plus exposée au troisième trimestre ont en moyenne un QI un peu plus bas. La baisse de 2,86 points est une moyenne de population, pas une perte pour chaque enfant exposé. Ce qu'elle ne prouve pas. Une étude d'observation ne permet pas d'affirmer que ces substances causent la baisse : d'autres facteurs familiaux et environnementaux peuvent jouer. Les chercheurs précisent aussi qu'ils n'ont pas considéré toutes les substances potentiellement neurotoxiques.
CE QU'EN DISENT
AUTEURS Claire Philippat dernière autrice, chercheuse Inserm à Grenoble« la réglementation et la restriction des substances avérées comme nocives est la mesure la plus efficace » pour protéger toute la population, selon elle. Elle ajoute que ces substances sont peu persistantes dans l'organisme : les doses internes pourraient baisser vite si les sources d'exposition sont réduites. Source : Pourquoi Docteur → AUTEURS Rémy Slama directeur de recherche Inserm, coauteur« Les associations négatives avec les scores de QI étaient plus nettes sur ces substances priorisées. » Source : Inserm → Experts indépendants : pas de réaction relevée à ce stade. Financeur de l'étude et conflits d'intérêts : non précisés dans les sources consultées.
CE QUE ÇA CHANGE L'étude ajoute un argument au débat sur la réglementation de ces substances, que les auteurs jugent plus efficace que les gestes individuels. Elle ne permet pas de dire qu'un enfant précis sera touché. Les femmes enceintes qui s'interrogent peuvent en parler à leur médecin ou à leur sage-femme.
ET APRÈS ? D'autres cohortes devront confirmer ces résultats, suivre les enfants plus longtemps et tester d'autres substances. Aucune décision réglementaire liée à cette étude n'a été annoncée dans les sources consultées.
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Un anesthésiste surveille un moniteur pendant une opération, à Los Angeles (illustration, autre équipe que celle de l'essai). Photo : Navy Medicine, domaine public, page de la photo
3 · CHIRURGIE · ANESTHÉSIE
Chirurgie abdominale lourde : l'index cardiaque individualisé sans bénéfice
1 095 patients analysés | | 44,3 % complications à 7 jours (contre 46,9 %) | | 12 centres, 5 pays européens |
Ce qui s'est passé. Le 19 octobre 2026, JAMA a publié l'essai PELICAN, conduit par l'équipe de Bernd Saugel (hôpital universitaire de Hambourg-Eppendorf) dans 12 centres d'Autriche, du Danemark, d'Allemagne, d'Espagne et de République tchèque. Entre octobre 2023 et octobre 2025, 1 111 adultes à haut risque, opérés d'une chirurgie abdominale lourde programmée, ont été tirés au sort : 1 095 sont dans l'analyse principale, d'âge médian 67 ans. Dans un groupe, les anesthésistes ont ajusté liquides et médicaments pour maintenir le débit du cœur (index cardiaque) à la valeur de repos mesurée avant l'opération ; dans l'autre, ils ont suivi la prise en charge habituelle. Le critère principal (insuffisance rénale aiguë, atteinte du muscle cardiaque, infection grave, arrêt cardiaque ou décès dans les 7 jours) touche 44,3 % des patients du groupe individualisé et 46,9 % du groupe habituel (risque relatif 0,94, intervalle de confiance à 95 % de 0,83 à 1,08). La différence n'est pas significative. À 90 jours, la mortalité est de 5,7 % contre 2,8 % (risque relatif 2,06, intervalle de 1,13 à 3,78), un critère secondaire sans correction pour les comparaisons multiples, que les auteurs invitent à interpréter avec prudence.
NIVEAU DE PREUVE Essai randomisé multicentrique, en simple aveugle 1 111 patients randomisés JAMA, 19/10/2026 Relu par des pairs Financeur : Baxter (étude à l'initiative des investigateurs)
L'ÉCLAIRAGE
L'index cardiaque. C'est la quantité de sang que le cœur envoie chaque minute, rapportée à la taille du patient. Pendant une grosse opération, l'anesthésiste cherche à ce que les organes reçoivent assez de sang et d'oxygène, en dosant perfusions et médicaments. L'idée testée. Viser pour chaque patient son propre niveau de repos, plutôt qu'une cible commune. Un essai pilote dans un seul centre avait suggéré un bénéfice. Ce que prouve ce type d'essai. Le tirage au sort rend la comparaison solide, mais l'essai est « en simple aveugle » : une partie seulement des personnes concernées ignorait le groupe attribué. La surmortalité à 90 jours est une piste à vérifier, pas une conclusion.
CE QU'EN DISENT
AUTEURS Bernd Saugel et al. investigateur principal, hôpital universitaire de Hambourg-EppendorfIls concluent que ces résultats ne soutiennent pas ce traitement individualisé chez les patients à haut risque. Ils notent qu'augmenter l'index cardiaque n'augmente pas forcément l'apport d'oxygène, car les liquides perfusés diluent le sang (propos traduits et résumés). Source : Inside Precision Medicine → Experts indépendants : pas de réaction relevée à ce stade. Financeur : Baxter, sans rôle dans la conception, l'analyse ni la décision de publier, selon l'article.
CE QUE ÇA CHANGE Pour les anesthésistes, l'essai ne soutient pas d'adopter cette stratégie individualisée pour la chirurgie abdominale lourde. Les patients n'ont rien à changer : les décisions d'anesthésie se prennent avec l'équipe qui les prend en charge.
ET APRÈS ? Les analyses de sous-groupes et la piste de la mortalité à 90 jours demandent à être regardées dans l'article complet. D'autres stratégies de gestion du débit sanguin pendant l'opération restent à évaluer.
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Un moucheron piqueur du genre Culicoides (espèce Culicoides imicola), famille des insectes qui transmettent le virus aux animaux (illustration). Photo : Alan R Walker, CC BY-SA 3.0, page de la photo
4 · SANTÉ PUBLIQUE · VIRUS
Virus Shamonda : un premier cas humain détecté en France, à Lyon
1er cas humain documenté | | 5 départements avec des bovins touchés | | 0 signal de transmission entre personnes |
Ce qui s'est passé. Le 22 octobre 2026, les ministères de la Santé et de l'Agriculture ont annoncé la première détection du virus Shamonda chez un être humain. Il s'agit d'un patient gravement immunodéprimé, pris en charge aux Hospices civils de Lyon pour une maladie grave, et décédé début octobre. Des symptômes neurologiques ont conduit les biologistes à des analyses génétiques, qui ont identifié le virus dans plusieurs prélèvements. Les autorités indiquent que les complications cérébrales observées avant le décès sont très probablement liées à l'infection, sans trancher sur sa part dans la mort : les investigations se poursuivent. L'hypothèse privilégiée est une piqûre de moucheron du genre Culicoides dans l'est de la France, où le virus circule chez les bovins depuis l'été (Doubs, Jura, Savoie, Haute-Savoie, Ain). Les autorités ne voient aucun risque sanitaire pour la population générale à ce jour, aucun signal de transmission entre personnes n'a été observé, et l'OMS et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ont été informés.
NIVEAU DE PREUVE Cas clinique unique, enquête en cours Aucune publication scientifique identifiée Communiqué des ministères, 22/10/2026
L'ÉCLAIRAGE
Le virus. Le Shamonda appartient aux orthobunyavirus. Découvert chez des bovins au Nigeria en 1965, il a été identifié en Europe pour la première fois à l'été 2026. Chez les animaux, il se transmet par des piqûres de moucherons, et touche surtout les bovins : fièvre, diarrhée, baisse de la production de lait. Pourquoi un seul cas compte. Jusqu'ici, on ne connaissait aucune infection humaine. Un cas isolé, chez une personne dont les défenses immunitaires étaient très affaiblies, n'indique pas que le virus circule chez les personnes en bonne santé. Ce qui reste incertain. Le rôle exact du virus dans le décès, l'espèce de moucheron impliquée et les réservoirs animaux ne sont pas établis. Aucun vaccin ni traitement spécifique n'existe à ce jour pour les animaux.
CE QU'EN DISENT
AUTORITÉ DE SANTÉ Ministères de la Santé et de l'Agriculture communiqué du 22 octobreIls indiquent que « aucun risque sanitaire pour la population générale n'est identifié à ce jour ». Source : franceinfo → AUTORITÉ DE SANTÉ Inserm synthèse du 23 octobre« Aucun signal de transmission du virus Shamonda d'une personne à une autre n'a été observé à ce jour. » Source : Inserm → Experts indépendants : pas de réaction relevée à ce stade. Associations de patients : pas de réaction relevée.
CE QUE ÇA CHANGE À ce stade, il n'y a pas de consigne nouvelle pour le grand public. Les équipes de santé humaine, animale et environnementale mènent une enquête commune. Pour toute question sur une piqûre d'insecte ou des symptômes, on se tourne vers un médecin.
ET APRÈS ? Les investigations doivent préciser le lien avec le décès, l'insecte responsable et les animaux porteurs. Les sources consultées ne donnent pas de date pour de prochains résultats.
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EN BREF
L'AP-HP et l'Inserm renouvellent leur partenariat pour 30 ans. L'accord-cadre a été signé le 15 octobre 2026 par Didier Samuel (Inserm) et Nicolas Revel (AP-HP). Il prévoit cinq comités locaux de recherche en santé, le maintien pendant 30 ans des unités de recherche de l'Inserm sur des sites hospitaliers de l'AP-HP et des principes communs pour le partage des données et l'accès aux échantillons biologiques. Les deux institutions comptent plus de 37 000 publications communes sur 2021-2025.
VIH : 30 ans de parcours de soins chez les femmes transgenres. Une étude de l'Inserm et de Sorbonne Université, présentée le 16 octobre 2026, s'appuie sur la cohorte ANRS CO4-FHDH pour mesurer les délais entre les étapes de la prise en charge du VIH sur trois décennies. Le communiqué la présente comme la première étude en Europe à examiner ce parcours de façon aussi complète. Nous n'avons pas pu lire ses résultats chiffrés.
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LE CHIFFRE DU JOUR
0 sur 614
patients sous placebo ont atteint la guérison fonctionnelle de l'hépatite B dans les essais du bépirovirsen, contre 233 sur 1 220 sous traitement. AJMC →
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| À VENIR |
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| ASN Kidney Week 2026 (néphrologie) : fin des présentations d'essais sur le rein. Medical Xpress → |
| Congrès ESMO 2026 (oncologie) à Madrid. esmo.org → |
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VRAI OU FAUX ?
Dans l'essai PELICAN, ajuster la prise en charge de chaque patient sur son index cardiaque de repos n'a pas réduit de façon significative les complications dans les 7 jours après une chirurgie abdominale lourde.
Réponse : Vrai. le critère principal touche 44,3 % des patients du groupe individualisé et 46,9 % du groupe habituel (risque relatif 0,94, intervalle de confiance à 95 % de 0,83 à 1,08), une différence non significative.
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LE LEXIQUE DU JOUR
Oligonucléotide antisens Court fragment de matériel génétique conçu pour se fixer sur un message génétique précis et empêcher la fabrication d'une protéine.
Guérison fonctionnelle Le virus reste indétectable et sa protéine marqueur disparaît du sang après l'arrêt des traitements, sans que le virus soit forcément éliminé de l'organisme.
Étude de cohorte Étude qui suit un groupe de personnes dans le temps pour relier ce à quoi elles sont exposées à ce qui leur arrive ensuite. Elle montre des associations, pas des causes.
Index cardiaque Quantité de sang envoyée par le cœur chaque minute, rapportée à la surface du corps du patient.
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ÉCLAIRAGE SANTÉ · Comprendre avant de se faire une opinion.
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Correctif : l'édition du 23 octobre annonçait une décision de la FDA sur le bépirovirsen attendue le 26 octobre ; elle a été rendue le 20 octobre, comme indiqué ci-dessus.
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Photos : Wikimedia Commons.
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