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2 · ÉTUDE

Grossesse : phtalates et bisphénols associés à un QI plus bas à 3 ans

Samedi 24 octobre 2026 · 4 sources · 14 min de lecture

Une femme enceinte tient un vêtement de bébé (illustration)
Une femme enceinte tient un vêtement de bébé (illustration)© Petr Kratochvil · CC0

380

mères et enfants suivis

26

phtalates et phénols mesurés

−2,86

points de QI par niveau d'exposition

CE QUI S'EST PASSÉ

Le 20 octobre 2026, une équipe de l'Inserm, du CNRS, de l'université Grenoble-Alpes, du CHU de Grenoble et de l'université de Grenade a publié dans Environmental Health Perspectives une étude issue de la cohorte Sepages : 380 femmes enceintes et leurs enfants. L'exposition a été mesurée sur des urines recueillies à plusieurs moments de la grossesse, pour 26 phtalates et phénols, dont des bisphénols et des parabènes. Les chercheurs ont retenu six substances jugées prioritaires, car des travaux antérieurs les liaient à des effets sur le développement cognitif : le bisphénol A, le bisphénol S et quatre phtalates (DEHP, DEP, DnBP, DiBP). L'exposition au mélange de ces six substances au troisième trimestre est associée à un QI plus bas à l'âge de 3 ans, évalué par un neuropsychologue avec un test standardisé : en moyenne 2,86 points de moins à chaque niveau d'exposition supplémentaire au mélange. Quatre des six substances, prises une à une, sont aussi associées à des scores plus bas. Les sources consultées ne donnent pas d'intervalle de confiance.

L'ÉCLAIRAGE

Les phtalates et les bisphénols. Ce sont des substances utilisées pour assouplir ou fabriquer des plastiques, présentes dans de nombreux objets du quotidien. Plusieurs sont des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire qu'elles peuvent interférer avec les hormones. Ce que l'étude montre. Une association statistique : les enfants dont la mère était plus exposée au troisième trimestre ont en moyenne un QI un peu plus bas. La baisse de 2,86 points est une moyenne de population, pas une perte pour chaque enfant exposé. Ce qu'elle ne prouve pas. Une étude d'observation ne permet pas d'affirmer que ces substances causent la baisse : d'autres facteurs familiaux et environnementaux peuvent jouer. Les chercheurs précisent aussi qu'ils n'ont pas considéré toutes les substances potentiellement neurotoxiques.

Les phtalates et les bisphénols. Ce sont des substances utilisées pour assouplir ou fabriquer des plastiques, présentes dans de nombreux objets du quotidien. Plusieurs sont des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire qu'elles peuvent interférer avec les hormones. Ce que l'étude montre. Une association statistique : les enfants dont la mère était plus exposée au troisième trimestre ont en moyenne un QI un peu plus bas. La baisse de 2,86 points est une moyenne de population, pas une perte pour chaque enfant exposé. Ce qu'elle ne prouve pas. Une étude d'observation ne permet pas d'affirmer que ces substances causent la baisse : d'autres facteurs familiaux et environnementaux peuvent jouer. Les chercheurs précisent aussi qu'ils n'ont pas considéré toutes les substances potentiellement neurotoxiques. « la réglementation et la restriction des substances avérées comme nocives est la mesure la plus efficace » pour protéger toute la population, selon elle. Elle ajoute que ces substances sont peu persistantes dans l'organisme : les doses internes pourraient baisser vite si les sources d'exposition sont réduites. « Les associations négatives avec les scores de QI étaient plus nettes sur ces substances priorisées. »

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

L'étude ajoute un argument au débat sur la réglementation de ces substances, que les auteurs jugent plus efficace que les gestes individuels. Elle ne permet pas de dire qu'un enfant précis sera touché.

ET APRÈS ?

  1. 1

    D'autres cohortes devront confirmer ces résultats, suivre les enfants plus longtemps et tester d'autres substances

  2. 2

    Aucune décision réglementaire liée à cette étude n'a été annoncée dans les sources consultées

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