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3 · ÉTUDE

Ados : fruits et boissons sucrées liés aux symptômes de dépression

Jeudi 22 octobre 2026 · 4 sources · 10 min de lecture

Des pommes et des bananes mises en place dans une cafétéria scolaire (illustration)
Des pommes et des bananes mises en place dans une cafétéria scolaire (illustration)© USDAgov · Domaine public

6 537

adolescents, 71 écoles

−13 %

risque de dépression par portion de fruit

−7 %

risque d'anxiété par portion de fruit

CE QUI S'EST PASSÉ

Le 19 octobre 2026, l'Université de Sydney a présenté une étude publiée dans Child and Adolescent Mental Health, menée à partir de l'essai Health4Life auprès de 6 537 adolescents de 71 collèges et lycées de Nouvelle-Galles du Sud, du Queensland et d'Australie-Occidentale. Les jeunes ont répondu à des questionnaires chaque année, de la première année du secondaire (environ 12,5 ans) à la quatrième ; les sources divergent sur la durée de suivi, entre trois et quatre ans. Ceux qui dépassaient déjà le seuil de dépression ou d'anxiété au départ ont été exclus. Chaque portion de fruit consommée en plus par jour est associée à un risque inférieur de 13 % de symptômes de dépression et de 7 % de symptômes d'anxiété. Une consommation plus élevée de boissons sucrées est associée à un risque plus élevé des deux, avec un lien plus marqué chez les garçons pour l'anxiété.

L'ÉCLAIRAGE

Symptômes ≠ maladie. L'étude mesure des scores de questionnaires qui dépassent un seuil de dépistage, pas des diagnostics posés par un médecin. Association ≠ cause. Les jeunes qui mangent plus de fruits diffèrent aussi par leur milieu, leur sommeil ou leur famille. Les auteurs ont ajusté sur l'activité physique, l'âge, le sexe et le niveau socio-économique, mais d'autres facteurs invisibles peuvent jouer. Alimentation déclarée. Les jeunes décrivent eux-mêmes ce qu'ils mangent, avec des erreurs possibles.

Symptômes ≠ maladie. L'étude mesure des scores de questionnaires qui dépassent un seuil de dépistage, pas des diagnostics posés par un médecin. Association ≠ cause. Les jeunes qui mangent plus de fruits diffèrent aussi par leur milieu, leur sommeil ou leur famille. Les auteurs ont ajusté sur l'activité physique, l'âge, le sexe et le niveau socio-économique, mais d'autres facteurs invisibles peuvent jouer. Alimentation déclarée. Les jeunes décrivent eux-mêmes ce qu'ils mangent, avec des erreurs possibles. Elle précise que l'équipe ne dit pas qu'une pomme prévient la dépression ni qu'une boisson sucrée provoque l'anxiété (propos traduits et résumés).

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Rien ne permet d'en tirer une consigne de santé individuelle.

ET APRÈS ?

  1. 1

    Des essais randomisés seraient nécessaires pour savoir si l'alimentation agit sur les symptômes ou si le lien vient d'autres facteurs

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